La revue didactique en médecine gériatrique
 

Capacité décisionnelle et consentement auprès des personnes âgées et fragiles : comment s’en approcher ? Comment évaluer ?

Résumé

L’évaluation de la capacité décisionnelle est essentielle, en particulier en gériatrie. En effet, la non-reconnaissance de cette capacité peut avoir une implication importante dans la vie des personnes âgées, car il en résulte, bien souvent, une procédure de mise sous protection juridique ou, a minima, une mise en doute quotidienne des opinions et choix de vie émis par la personne âgée ayant des troubles cognitifs. C’est dans ce contexte que ces patient(e)s sont fréquemment adressés en consultation gériatrique ou auprès des centres mémoires pour une évaluation. Néanmoins, il n’existe aucun test explorant de façon spécifique cette question et les capacités de décision des patient(e)s pourraient, de ce fait, ne pas être estimées à leur juste mesure et empêcher certain(e)s de prendre des décisions alors qu’ils seraient en capacité de le faire. Nous reprenons ici, pour guider les clinicien(ne) s, les bases neuropsychologiques de la prise de décision, puis nous présentons les outils cliniques et neuropsychologiques existants. Néanmoins, la question de la décision ouvrant sur la question du refus et de l’opposition, nous finirons par un focus sur l’accompagnement de ces situations complexes.

 

Introduction

C’est lors du vieillissement des patient(e)s, en particulier poly-pathologiques, et chez qui apparaissent des troubles cognitifs, que se posent les questions éthiques les plus complexes [1,2], tant dans le champ médical (directives anticipées, décisions de poursuite, mise en œuvre, limitation ou arrêt de traitements, d’investigations ou non) que médico-social et social (mise en place d’aides à domicile, institutionnalisation…). L’évaluation de la capacité décisionnelle est essentielle à cet égard. La non-reconnaissance de la capacité de décision peut avoir une implication importante dans la vie des personnes âgées, car il en résulte, bien souvent, une procédure de mise sous protection juridique ou, a minima, une mise en doute quotidienne des opinions et choix de vie émis par la personne âgée ayant des troubles cognitifs [1, 3, 4]. C’est dans ce contexte que ces patient(e)s sont fréquemment adressé(e)s en consultation gériatrique ou auprès des centres mémoires pour une évaluation globale, tant de leurs fonctions cognitives que de leurs aptitudes à la vie quotidienne, afin d’affirmer le diagnostic de trouble neurocognitif majeur [5], d’optimiser leur prise en charge et d’anticiper le devenir médical et médico-social [6, 7]. Cet accompagnement est personnalisé et repose donc sur l’évaluation du projet de vie de la personne âgée, et de ses décisions concernant son devenir, notamment au travers de la question du maintien à domicile ou de l’institutionnalisation  [8]. Néanmoins, il n’existe aucun test explorant de façon spécifique cette question et les capacités de décisions de personnes pourraient de ce fait ne pas être estimées à leur juste mesure et empêcher certain(e) s patient(e)s de prendre des décisions alors qu’ils seraient en capacité de le faire.

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