« Bien que je n’aie pas peur de la mort, j’aimerais être ailleurs quand ça se produira »
Woody Allen1
La notion de choix implique l’existence et la possibilité d’une alternative.
Et choisir une option, c’est aussi renoncer à l’autre voie.
Dans le domaine de la santé, le patient peut toujours refuser un traitement qui lui est proposé, une chimiothérapie qu’il supporte mal, une intervention qui lui semble trop lourde. Les droits du patient sont d’ailleurs clairement gravés dans la loi depuis 20022. Surtout, l’acharnement thérapeutique est expressément prohibé depuis la loi Leonetti de 20053.
Mais, la revendication de “choisir sa mort”, elle, ressort d’un autre mécanisme. Plus précisément, il s’agit de choisir les conditions de sa mort, ses modalités et éventuellement de fixer son heure.
Posée en amont de la situation concrète, elle est l’une des composantes du puissant courant d’auto-détermination qui caractérise le monde contemporain. L’expression de ce choix signifie plus précisément le recours éventuel à une euthanasie ou un suicide assisté « le jour où… ». Cette anticipation envers sa propre fin de vie se fait souvent sans lien avec la réalité à venir. Elle témoigne des représentations inquiétantes que nous avons de ce temps du mourir, de la crainte fréquente de l’abandon et du refus de toute souffrance.
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