La revue didactique en médecine gériatrique
 

Détecter les troubles neurocognitifs à un stade précoce : les étapes du diagnostic

Première cause de handicap dans la population âgée, les troubles cognitifs sont pourtant largement sous-diagnostiqués dans les pays occidentaux. Pour pallier ce défaut de prise en charge, le Collège de médecine générale et la Fédération nationale des centres mémoire de ressources et de recherche (FCMRR) proposent de mettre en place une stratégie nationale dont les principaux points sont rapportés dans La Presse Médicale.

Krolak-Salmon P, Letrilliart L, Ceccaldi M et al. Vers une stratégie nationale de diagnostic des troubles cognitifs. Approche commune du Collège de médecine générale et des spécialistes des troubles cognitifs. La Presse médicale 2017 ; doi : 10.1016/j.lpm.2017.10.029.

Le médecin généraliste au premier plan

Les recommandations émises par le Collège de médecine générale et la Fédération des centres mémoire placent le médecin généraliste au coeur du dépistage des troubles neurocognitifs. Ainsi, la stratégie mise en place repose sur le repérage des troubles neurocognitifs en soins primaires. L’objectif est qu’ils soient détectés le plus précocement possible. Aujourd’hui, lorsque le diagnostic de démence est porté, celle-ci est souvent déjà à un stade avancé, ce qui limite fortement le champ d’action. Par ailleurs, l’absence de diagnostic d’une démence est associée à une majoration des comportements à risque qui peuvent mettre le patient en danger, par exemple s’il oublie ses rendez-vous médicaux ou de prendre ses médicaments, mais également son entourage (conduite automobile à risque, mauvaise utilisation du gaz…).
C’est la première fois que la communauté médicale spécialisée en médecine générale ou dans le domaine des maladies neurocognitives propose une stratégie commune de diagnostic gradué des troubles cognitifs légers ou majeurs et de leurs étiologies. En l’absence de traitement curatif, le diagnostic précoce permet surtout d’élaborer un projet personnalisé de santé, de promouvoir des stratégies de prévention, d’informer le patient sur les directives anticipées et les essais thérapeutiques en cours, et de prévenir la perte d’autonomie, les complications et crises comportementales en anticipant l’évolution de la démence.

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