La revue didactique en médecine gériatrique

Le sommeil chez la personne âgée : modifications physiologiques et pathologies

Avec l’avancée en âge, le sommeil change : aux modifications physiologiques s’ajoutent les modifications psychologiques et environnementales. Devant les plaintes de sommeil, certes fréquentes avec le vieillissement, il faut tenir compte des comorbidités, des médicaments, de l’environnement et des pathologies du sommeil à rechercher, car le vieillissement seul n’explique pas les plaintes du sommeil. Il est donc important de connaître ces différents facteurs touchant négativement le sommeil des personnes âgées, d’autant que les résidents en Ehpad sont notamment exposés à des facteurs environnementaux.

Quelques rappels sur le sommeil

Le sommeil est constitué de 4 à 6 cycles. Chaque cycle dure de 90 à 120 minutes et est composé de sommeil lent léger (stade N1 endormissement et stade N2), de sommeil lent profond (stade N3) et de sommeil paradoxal.
La régulation du sommeil est le résultat d’une interaction entre deux processus :
le processus « homéostatique », fondé sur la pression de sommeil au cours de l’éveil,
le processus « circadien », en lien avec l’horloge biologique interne et soumis à l’influence des synchroniseurs externes.

Le processus circadien module de façon périodique le processus homéostatique. Parmi les paramètres biologiques impliqués dans ces processus, citons :
La température : il existe une forte corrélation entre le rythme de la température et le rythme veille/sommeil. Avec l’âge, le rythme de la température a une tendance à l’avance de phase, avec une remontée plus rapide et brutale de la courbe en fin de nuit.
La mélatonine, une hormone sécrétée par l’épiphyse dans l’obscurité (la nuit) selon un rythme circadien (pic à minuit) et un rythme saisonnier. Elle est inhibée par la lumière, elle a donc le rôle de renseigner l’organisme sur la position de l’alternance jour/nuit afin de mettre en phase le sommeil et l’environnement [1]. Avec l’âge, la sécrétion de la mélatonine a une tendance à l’avance de phase, et chez certains sujets âgés il y a une baisse de la concentration moyenne et du pic de sécrétion.

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