La revue didactique en médecine gériatrique
 

Gain de poids inexpliqué 10 ans après une chirurgie bariatrique : comment l’expliquer ?

Mme V., 70 ans, vient nous voir, car elle a remarqué un gain de poids important depuis 6 mois. Cette dernière reconnaît être une épicurienne, situation qui a conduit, du fait de comorbidités (nous allons les détailler dans les antécédents), à effectuer une chirurgie bariatrique (gastroplastie par anneau ajustable).

Introduction

La chirurgie bariatrique a été effectuée il y a 10 ans de cela. La patiente a été suivie régulièrement tous les ans pendant 3 ans par le chirurgien. Puis elle a déménagé sans continuer le suivi, pensant que celui-ci n’était plus nécessaire au bout de 3 ans. Dès le 1er mois de cette modification de poids (gain de 2 kg), elle a consulté un confrère généraliste qui a demandé la réalisation d’un bilan biologique. Ce dernier comportait une NFS, la glycémie, le cholestérol total, un ionogramme, la créatine, le TSH. Le bilan s’est révélé tout à fait normal. La patiente, obnubilée par cette prise de poids, nous explique ne pas avoir changé son régime alimentaire, mais avoir l’impression que sa sensation de satiété s’est modifiée depuis le début de cette prise de poids. Cette remarque est quelque peu déroutante, et nous conduit à penser à une reprise de ses mauvaises habitudes alimentaires.

 

Antécédents

Au niveau ORL, elle consulte au moins trois fois par an un spécialiste pour faire le point sur un vertige positionnel. À chacune de ces consultations (toujours réalisées du fait d’une instabilité), ce dernier réalise une manipulation (manœuvre de Sémont). Cette manœuvre libératoire permet à la patiente de mobiliser, et de décoller les otoconies.

Au niveau endocrinologique, elle est porteuse d’un diabète de type 2 familial traité au départ par biguanides, et actuellement uniquement surveillé depuis la réalisation de la gastroplastie. Cette intervention a permis de réduire le poids de cette patiente de 30 kg, et a favorisé de ce fait une réduction de sa glycémie. Elle présente également une hypothyroïdie qui entre dans le cadre d’une thyroïdite de Hashimoto. Elle reçoit un traitement à base de L-thyroxine.

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