La revue didactique en médecine gériatrique
 

JASFGG 2018 – Partie 4 – Endocrinologie du sujet âgé

Diabète : bon usage des antidiabétiques chez le sujet âgé

Cette conférence énonce les prises de position récentes de la Société francophone du diabète (SFD) chez les personnes âgées diabétiques, ainsi que les recommandations de l’EASD (Association européenne d’étude sur le diabète) [1].

Objectifs glycémiques

Il faut définir l’objectif du traitement du diabète avec la personne âgée et notamment le seuil d’hémoglobine glyquée (HbA1c). La SFD propose que pour les personnes âgées dites « en bonne santé », bien intégrées socialement, autonomes d’un point de vue décisionnel et fonctionnel, et dont l’espérance de vie est jugée satisfaisante, le seuil fixé de HbA1c soit ≤ 7 %.
Pour les personnes âgées dites « fragiles » à l’état de santé intermédiaire et à risque de basculer dans la catégorie des « dépendants et/ou à la santé très altérée », le seuil fixé d’HbA1c est ≤ 8 %.
En revanche, pour les personnes âgées dites « dépendantes et/ou à la santé très altérée », en raison d’une polypathologie chronique évoluée génératrice de handicaps et d’un isolement social, le seuil fixé d’HbA1c est < 9 %.
Assez fréquemment, les médecins sont confrontés à des personnes âgées diabétiques depuis des années, dont l’objectif d’HbA1c est fixé à 6-7 %. Il faudra donc expliquer à ces patients que ce n’est plus leur cas en vieillissant et que l’objectif est surtout d’éviter les hypoglycémies qui peuvent être très délétères dans cette population.

La SFD propose également de réévaluer la réponse thérapeutique et les règles d’arrêt (Avis n°4). Effectivement, l’efficacité thérapeutique et la tolérance du traitement seront à réévaluer à 3 et 6 mois. De plus, les classes médicamenteuses de type sulfamides, glinides, DDP-4 (gliptines) et antagonistes des récepteurs du GLP-1 seront arrêtés si la baisse d’HbA1c est de moins de 0,5 %, à condition que la titration ait été adéquate, l’adhésion satisfaisante et en l’absence de facteur de déséquilibre glycémique. Sous sulfamides et sous glinides (notamment le répaglinide en France), une attention particulière devra être portée au risque hypoglycémique.
Cette démarche doit éviter un « empilement » thérapeutique.

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