La revue didactique en médecine gériatrique
 

Les vaccinations chez la personne âgée

Nous sommes tous persuadés que la vaccination est l’action, parmi les interventions sanitaires, qui a le meilleur rapport coût-efficacité. Cela se traduit non seulement en termes d’espérance de vie, mais également en termes d’économie pour la collectivité. Le coût du traitement d’un patient malade, même celui qui est atteint d’une pathologie bénigne, est généralement 100 fois plus élevé que celui de la vaccination.

Introduction

Les inquiétudes

Il est normal que l’on s’inquiète de la tolérance des vaccins, car ils sont administrés à un grand nombre de personnes en bonne santé. Dans les traitements curatifs, la perception du bénéfice est immédiate et nous sommes prêts à accepter des effets secondaires. Dans la vaccination, il n’y a aucune perception d’un bénéfice immédiat et le moindre effet secondaire est mis en exergue.

Les atouts

La sécurité des vaccins fait l’objet d’une surveillance attentive et le recul que nous avons permet d’affirmer la parfaite tolérance des vaccins et des adjuvants parfois utilisés. Leurs coûts sont modiques, la protection conférée généralement longue, voire à vie, et l’observance par définition parfaite (c’est le médecin ou l’infirmière qui administre le vaccin !).

Le scepticisme

Malgré ces évidences, la France garde un taux de scepticisme très élevé vis-à-vis des vaccins. Dans une enquête faite en 2016, la France était au premier rang, avec 41 % de sceptiques.La vaccination inquiète car, depuis de nombreuses années, des Fake news circulent et, il faut le reconnaître, la communication des autorités a été dépassée par celle des réseaux sociaux anti-vaccins.

Modalité de fabrication des vaccins et rupture de stock

Fabriquer un vaccin est complexe et nécessite un nombre élevé d’étapes de fabrication. Pour fabriquer un Prevenar® 13, exemple classique de 13 vaccins en 1, il faut :
• 581 étapes de fabrication,
• 678 tests de qualité
• et environ 2 ans et demi pour fabriquer un vaccin.
Il est évident que dans ce contexte, la moindre tension dans les approvisionnements, la moindre augmentation de la demande, comme cela a été observé pour la coqueluche il y a quelques années, entraînent des ruptures de stock qui peuvent durer plusieurs mois. Contrairement à ce que disent les « lobbies anti-vaccins », les autorités comme les laboratoires n’ont aucun intérêt à entretenir les ruptures de stock.

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