La revue didactique en médecine gériatrique
 

Médecines complémentaires : quels apports pour la gériatrie ? – Partie 1

Édito

Alors que la médecine s’appuie sur l’evidence based medicine, la technologie, et aujourd’hui plus que jamais le numérique, de l’intelligence artificielle aux big-data, l’intérêt des patients et des médecins pour les médecines dites complémentaires ne fait que grandir depuis des années. Le changement de sémantique illustre d’ailleurs cette évolution. De médecines alternatives diamétralement opposées à la médecine conventionnelle, comme le noir et le blanc du Yin et du Yang qui ne pouvaient être associés, le terme actuel de médecine complémentaire explicite les échanges entre les prises en charge des différentes approches, s’entrecroisant finalement comme dans le symbole du Yin et du Yang. Pourquoi cet engouement pour les médecines traditionnelles ? Peut-être qu’une médecine trop technique ou technologique perd finalement de son “humanité”, elle segmente le patient avec l’hyperspécialisation des médecins et des actes pratiqués. Elle peut parfois même distendre la relation humaine, par écrans interposés, lors des téléconsultations ou télé-expertise. Les patients et les médecins trouvent dans certaines approches des médecines complémentaires, comme la médecine traditionnelle chinoise ou le yoga, une vision plus globale du patient associant le corps et l’esprit, ou encore une réappropriation du corps par l’esprit (mindfulness, sophrologie…), ainsi qu’une communication médecin/malade plus attentive (hypnose, sophrologie…). Tous ces aspects sont des éléments fondamentaux de la prise en charge personnalisée et globale de la gériatrie. La pratique de ces médecines complémentaires est de plus en plus intégrée à l’approche conventionnelle de la médecine : création de consultations d’hypnose, d’acupuncture clinique, de sophrologie ou même de médecine traditionnelle chinoise et universitaire avec la création de diplômes universitaires. Enfin, les médecines complémentaires intègrent la démarche scientifique ; en témoignent de plus en plus de publications sur les médecines traditionnelles, y compris dans des revues de renom, pour prouver leur efficacité, en particulier pour améliorer la qualité de vie des patients, et pour en comprendre les mécanismes d’action. Le dossier que nous vous proposons a pour but de vous présenter quelques-unes de ces médecines dites complémentaires, exercées par des praticiens au double cursus : un conventionnel (médecin ou IDE) et une formation complémentaire en hypnose, sophrologie, yoga, mindfulness ou médecine traditionnelle chinoise. La plupart exercent d’ailleurs leur double activité, soit en parallèle, soit de manière plus intégrative dans leur pratique. Chacun a une pratique de cette médecine complémentaire dans la spécialité qu’est la gériatrie, mise en avant et illustrée par des exemples cliniques et pratiques. Alors, pour profiter au mieux de ce dossier, installez-vous confortablement dans votre fauteuil, coupez votre téléphone, bien calés contre votre dossier ; inspirez, soufflez et appréciez la lecture.

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