La revue didactique en médecine gériatrique
 

Recommandations françaises sur la prise en charge de la goutte : le cru 2019-2020

La goutte a gardé le même visage clinique au cours de ces dernières années. L’hyperuricémie chronique est toujours nécessaire. Une crise de goutte sera toujours une crise de goutte et encore plus depuis que son analyse et sa description ont permis de les inclure dans les règles diagnostiques hollandaises ou dans les critères de classification diagnostique de la goutte concoctés par une task force ACR/EULAR en 2012 !
En revanche si des nouveautés en termes de génétique, d’interactions gènes-environnement, d’imagerie, de nouveaux critères, de médicaments de la crise et de l’hyperuricémie ont été rapportées, la prise en charge de la goutte reste toujours cruellement déficitaire. Les patient(e)s payent le prix de la douleur et du surrisque de mortalité cardiovasculaire, d’hypertension artérielle (HTA), d’insuffisance rénale chronique (IRC). La vraie difficulté est la prise en charge d’une maladie chronique comme le diabète sucré, et l’inertie clinique des praticien(ne)s toutes spécialités confondues : la posologie d’allopurinol n’est pas ajustée alors que la cible d’uricémie n’est pas atteinte.
Les recommandations sur la prise en charge de la goutte ont été développées sur tous les continents La liste des recommandations internationales est longue, la première ayant été celle de l’EULAR dès 2008 publiée en 2009. Elles viennent d’être remises à jour en 2018. Nous attendions les recommandations françaises sur la goutte.
Elles sont là.

 

Les points clés

- Éducation du patient et capacité à traiter seul sa crise de goutte avec une prescription préétablie.
- Compréhension de la crise d’un côté et de la maladie de surcharge en urates de l’autre.
- Choix des médicaments selon les caractéristiques du patient (âge, comorbidités, médications associées).
- Augmentation progressive (chi va piano va sano), mais continue (pas d’inertie) des doses de traitements hypo-uricémiants (THU) [1].
- Augmentation progressive du THU jusqu’à avoir atteint la cible d’uricémie (treat to target) (éviter impérativement l’inertie : ne pas s’arrêter en chemin et augmenter la dose de THU jusqu’à la cible).
- Fréquence des comorbidités (50 % environ) à prendre en compte pour les choix de médicaments (crise et THU) et en particulier l’insuffisance rénale (mesure de la fonction rénale).
- La mortalité, notamment cardiovasculaire, est significativement réduite en dessous de 60 mg/l (360 µmol/l) [2].

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